Chantiers de la ville et Maître Vogel

Un des sujets qui nous impacte le plus dans notre vie quotidienne, en tant que citoyens ou « usagers » de la ville, est la prolifération exorbitante des chantiers en Ville depuis quelques années.

On n’écoute pas nos plaintes. Nous assistons à des séances d’information organisées par la Ville, elles ne sont pas des séances de consultation.

Les chantiers ne seulement se multiplient partout en ville. Ils restent pendant des années ouverts, comme celui à côté de l’hôtel Sofitel Grand-Ducal, ou bien ils se ferment, reouvrent et referment dans un cycle que parfois, semble infini.

C’est, en grande partie, à cause de la politique des « chantiers partout » que le trafic est un véritable désastre. Vous pouvez demander aux conducteurs qui doivent passer, juste à titre d’exemple, par le centre ou par Kirchberg. Est-ce que les voitures ont augmenté énormément en très peu de temps ou est-ce qu’il y a des nouveaux chantiers qui se rajoutent aux existants et provoquent le chaos ?

Aussi, un autre problème grave dont on parle peu c’est la faillite des commerces. Les chantiers provoquent une vraie fuite des clients et les propriétaires doivent virer ses employés, fermer leurs commerces et faire face aux dettes.

Qui peut redresser cette situation ? La classe politique.

Deux semaines après les élections communales, nous sommes en train d’attendre les résultats des négociations entre CSV et DP à la ville de Luxembourg.

Nous avons posé quelques questions à quelqu’un avec des excellentes connaissances dans le sujet, Maître Gaston Vogel, pour essayer de bien formuler une demande ou pétition à nos politiciens, seuls acteurs qui peuvent nous aider. Ci-dessous vous trouverez ses réponses à quelques de nos questions. Elles nous font réfléchir.

À la question Qu’est-ce que vous demanderez à la  nouvelle coalition du conseil municipale de la Ville de Luxembourg au sujet des chantiers multiples et interminables ?

Maître Vogel répond «  Je voudrais avant tout savoir pourquoi on voit sur la plupart des chantiers toujours les mêmes entrepreneurs. »

 À la question : Que pensez-vous du fait qu’il y ait une grande partie des chantiers qui n’ont pas d’ouvriers pendant des mois, et qui restent ouverts indéfiniment ? Et de ces chantiers qui se ferment et se ré-ouvrent, dans certains quartiers, plusieurs fois année après année ?

Maître Vogel répond « C’est qu’on emploie une main d’œuvre non qualifiée. Au Kirchberg, on ouvre et on ferme tous les six mois chaussées et trottoirs (allez voir du côté de la rue J.P. Sauvage et demandez pourquoi il en est ainsi). »

Avec ces réponses, il faut en conclure que le problème n’est pas simple, mais c’est maintenant que nos politiciens sont en train de discuter l’avenir de notre ville pour les prochaines six années. C’est aujourd’hui qu’il faut parler de la politique des « chantiers partout » et de faire quelque chose au sujet. Pensez à nous Mesdames et Messieurs politiciens, sur le terrain, pas sur le papier. Tous nos espoirs reposent sur vous.


One of the main subjects that impacts us in our daily life, as citizens or “users” of the city, is the exorbitant proliferation of building sites in the City in recent years.

No one is listening to our complaints. We attend information sessions organized by the City of Luxembourg, they are not consultation sessions.

The building sites are not only multiplying everywhere in the city. They stay open for years, like the one next to the Sofitel Grand-Ducal hotel, or they close, reopen and close again in a cycle that sometimes seems endless. It is mainly because of the “building sites everywhere” policy that traffic is a real disaster. You can ask those who have to drive, for example, through the city center or Kirchberg. Have the number of cars increased tremendously in a very short time, or are there new building sites that, together with the existing ones, and causing chaos?

Also, another serious problem of which there is little talk is the bankruptcy of businesses. The works cause a huge customer loss and the owners have to fire their employees, close their businesses and face the debts. Who can correct this situation? The political class.

in the city of Luxembourg and two weeks after the communal elections, we are waiting for the results of the negotiations between CSV and DP.

We asked a few questions to someone with excellent knowledge of the subject, the renowned lawyer Gaston Vogel, to try to formulate a request or petition to our politicians, the only social actors who can help us. Below you will find his answers to some of our questions. They make us think.

To the question: What would you ask to the new coalition of the city council of the City of Luxembourg about multiple and endless building sites?

Mr. Vogel answers: “I would first of all like to know why we see the same contractors on most sites. “

To the question: What do you think of the fact that there is a large part of the yards which have no workers for months, and which remain open indefinitely? And of those construction sites that close and re-open, in certain districts, several times year after year?

Mr. Vogel replied, “It is because we employ unskilled labour. In Kirchberg, pavements and sidewalks are opened and closed every six months (go to  J.P. Sauvage Street and ask why this is so). “

Reading these answers, we must conclude that the problem is not a simple one, but it is now that our politicians are discussing the future of our city, for the next six years. It is today that we must talk about the policy of the “building sites everywhere” and do something about it. Think about us, ladies and gentlemen politicians, on the ground, not on paper. All our hopes rest on you.